Bridge the Gap. Le combat d’une association intercontinentale contre l’illettrisme

Créée en 2003 par Alain Moulen, Bridge the Gap est une association à but non lucratif dont la cause principale est la lutte contre l’illettrisme. Fléau récurrent aussi bien en Europe qu’en Afrique, Bridge the Gap mène des actions de solidarité et d’encadrement en faveur de problématiques relatives à l’éducation. Ce, par le biais de campagnes de sensibilisation et de prévention ainsi que par des sessions de monitoring d’apprenants et des ateliers de langue française.                                                                                                        

Œuvre de bienfaisance axée sur l’éducation, la lutte contre la fracture numérique  (Elaboration de sessions d’initiation et de formation à l’outil informatique)  et l’insertion sociale, culturelle et professionnelle constituent les deux autres points d’action de cette organisation non gouvernementale dont le siège est situé à Paris et dispose d’une antenne en Afrique.          Stages civiques ou en entreprise  de quatre à douze semaines en ce qui est de l’Europe en France précisément, Bridge the Gap est en cours de mise en place d’un programme d’accompagnement et de soutien du Centre de surveillance et d’éducation surveillée pour enfants sourds de la municipalité rurale de Bandjoun à l’Ouest du Cameroun. L’appel de fonds monétaires    tout comme de matériel scolaire et didactique, de jeux éducatifs et d’effets vestimentaires également lancé en février 2019 demeure ouvert afin de rassembler les ressources nécessaires pour améliorer l’environnement éducatif de ces jeunes sourds. Ce, dans l’objectif de favoriser tant leur développement psychique que leur instruction. Composée d’une huitaine de bénévoles, Bridge the Gap envisage d’autres projets à long terme notamment en matière de lutte contre la fracture numérique.  Accès et dématérialisation de l’outil informatique étant un incontestable enjeu éducatif et atout socio-professionnel déterminant poursuivis par cet engagement humanitaire.                                                                                            

Association à volets différents, elle comporte un volet nomade en plus des programmes usuels de sensibilisation et prévention contre l’illettrisme et les autres actions. Volet nomade qui consiste en des voyages culturels tel que celui du 18 mai dernier en Belgique à Charleroi en prenant part au festival annuel Africa. Rencontres, partenariats administratifs ou non comme le partenariat artistique conclu il y a peu à Saint-Malo et échanges avec d’autres associations ou communes au travers de divers évènements sont des éléments qui rythment la vie associative de cette œuvre de bienfaisance et constituent des interactions entre personnes d’horizons multiples. Ce, afin de générer des synergies de solidarité autour de thématiques qui fondent le champ d’action de Bridge the Gap et de favoriser le dialogue entre les cultures diverses ainsi que le rayonnement des valeurs que sont l’entraide entre les peuples et la tolérance.                                                                                                          

Association humanitaire pérenne, Bridge the Gap organise tous les ans un prestigieux gala. Le dernier déroulé le 13 avril passé au Pré Catalan à Paris a enregistré la présence de la presque intégralité des parrains et marraines qui l’encadrent. Parmi lesquels Rama Yade ancien ministre français actuellement en poste à la Banque Mondiale à Washington, Henri Lopez ancien ministre de l’Education nationale du Congo et représentant de son pays auprès de l’Unesco, Coumba Dioukhane maire adjointe d’Evreux, François Durpaire journaliste politique et Frédéric Salat-Barroux ancien secrétaire général de l’Elysée. Line Renaud célèbre artiste française, Marie-Roger Biloa,  influente journaliste politique, Claude Chirac conseillère en communication pour de grandes  entreprises françaises, James Onobiono important industriel camerounais et Alain Joyandet ancien ministre français ont par le passé pris part en qualité de parrains et marraines eux également aux précédentes éditions de ce gala prisé. Respectueuse des engagements relatifs au combat contre l’illettrisme, à la lutte contre la fracture numérique et à l’insertion socio-professionnelle,  administrée par Alain Moulen qui en est le fondateur et fils de professeur d’université de rang magistral, le parcours de Bridge the Gap est des plus éloquents et prometteur seize ans encore après sa création, à saluer. 

                                                                                                                                                    

Jacqueline Marguerite Mboui.

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