CE CAMEROUN SÛREMENT MÉCONNU, MAIS QUI EST LE SEUL CAMEROUN AVEC LEQUEL COMPTER.

Soit le peuple camerounais est trop intelligent qu’il ne paraît, soit toutes ces panoplies de lois et règlements généraux sur les droits de l’homme et la démocratie, ne sont pas toujours les seuls créneaux existentialistes fiables pour régénérer et asseoir une société de valeurs.

Sinon qu’on m’explique comment, ce pays qui aurait la meilleure opposition politique « Kamtoïde », au monde, en l’occurrence et la plus grande dictature gouvernante  « Biyaïste » est dans une telle impasse de changement ou d’alternance politique depuis des dizaines d’années, si ce n’est pas que le peuple camerounais, aussi incompréhensible qu’il paraît, voit d’un œil méfiant son opposition et avalise son oppresseur, ou pourquoi avons-nous l’impression ici avoir affaire, au bonnet blanc, blanc bonnet, c’est à dire du pareil au même, un pays où la corruption, l’injustice, le sectarisme, la pauvreté et la longévité au pouvoir, seraient des gages de bien-être et non de volonté de révolution ou d’insurrection populaire ?

Autant de questions qui mériteraient qu’on s’y attarde, pour comprendre que ce pays, contrairement aux exemples pris ailleurs, est comme ce roseau qui plie sans rompre, comme cet eldorado des crapules, ou pourquoi pas cet enfer des sages, qui ont compris, que la société est en réalité un tout, en concert avec ses fous, ses bons et mauvais grains, ses « Bamendas » et ses « Etons », ses « Maguidas » et ses « Nkwas », ses allogènes et ses autochtones, sa diaspora et ses résidents, brefs les siens tout court.

Ce peuple qui a compris, que la paix est au-dessus de toute considération hégémonique, ou de guerres politiques.

Nous parlons donc d’un pays indépendant qui a plutôt 60 ans d’existence, dont plus de la moitié est faite de sanglants troubles internes, dont la guerre civile post coloniale avec ses épurations ethniques, le conflit de Bakassi, les villes mortes, Boko Haram au nord, le NOSO, sans compter les affrontements meurtriers tribaux çà et là et le fameux Putsch manqué de 1984.

Tout cela qui à mon avis, aurait laissé des traces indélébiles de hantise du chaos dans l’esprit de ces camerounais qui aujourd’hui, préféreraient non pas une allégeance au mal gouvernant, sinon un refus à toute alternative incertaine et surtout très mal définie.

Qu’y a-t-il de mal donc qu’un peuple, soit si uni qu’on ne le croit, dans cette diversité que d’un camp à l’autre, on veut toujours exacerber pour les opposer, sans le réussir, mais surtout sans comprendre, que ce n’est pas le moyen idoine de gagner des votes ou d’être plus populaire ?

Non le camerounais est moins bête politiquement qu’on le croit, il est au contraire un grand exemple d’union des peuples et surtout de démocratie, si nous finissons par comprendre que cette dernière signifie surtout, le gouvernement de la majorité, pas obligatoirement du bon côté, si et seulement si nous admettons à la fin, que chaque peuple n’a que le gouvernement qu’il mérite et non celui qu’on veut lui imposer, sans son accord.

Changer n’ayant jamais signifié être meilleur, sinon apprendre à mieux comprendre qui on est, seule possibilité de savoir arriver où il est bon d’aller.

 

Ezéchiel NGOUCHEME

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