Entretien avec : Djakou Kassi Nathalie

GLANCE MAGAZINE : A lire votre parcours on constate que le talent est le socle de votre succès et que la formation n’a juste été qu’un tremplin. Qu’en pensez-vous?

DJOKOU KASSI Nathalie : Quand je regarde mon parcours aujourd’hui, je comprends que depuis l’enfance, j’ai cette passion de l’art en particulier de la céramique. Mon père nous achetait souvent de l’argile polymer et mon père dessinait aussi. Quand il m’a parlé de l’école d’art j’ai tout de suite choisi d’y poursuivre mes études. J’ai aussi eu de très bons professeurs de céramique qui étaient congolais de Kinshasa. Et depuis lors je n’ai jamais lâché. LA pratique quotidienne et la curiosité ont renforcé mes performances

G.M : Le Nigéria, lieu de votre nouvelle Résidence est-il un lieu propice quant à l’épanouissement de votre quotidien artistique? Le Cameroun votre pays d’origine ne présente-t-il pas ces atouts?

D.K.N. : Le Nigeria est mon nouveau lieu de résidence et le Marché de l’art y est très actif par rapport au Cameroun. Mais le matériel y est moins développé que celui que j’utilisais au Cameroun et j’ai utilisé ce handicap pour créer de nouveaux styles, et cela m’a rendu plus créative

G.M. : Des Projets pour le Cameroun?

D.K.N. : Au Cameroun j’avais des projets. J’avais créé Un Groupe de céramistes et j’avais même entamé des procédures pour financer l’équipement mais cela n’a pas abouti. Le Groupe fonctionnait bien avec de bonnes réalisations et après, d’autres circonstances m’ont conduite au Nigeria. Pour l’instant je suis au Nigeria et on verra la suite.

G.M. : Nathalie fait elle des émules dans ce corps de métier et comment marche t-il au Cameroun?

D.K.M. : J’essaie de Faire ma part afin que le public connaisse de mieux en mieux la céramique. Au Cameroun, la céramique est enseignée et pratiquée par des proches et Amis et on espère avoir toujours plus d’artistes céramistes pour que ce soit de plus en plus reconnue.

G.M. : Jusqu’où iriez-vous dans cette passion.

D.K.N. : Je crois que je n’arrêterai qu’à ma mort. J’aime ça, Je vis de ça, et je ne sais Faire que ça et je continuerai si Dieu le permet.

G.M. : Nous vous remercions pour cet échange

D.K.N. : C’est moi qui vous remercie

Propos recueillis par Félix NNA ZE

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *