Il n’y a pas de CHANGEMENT, sans MENTALITÉS de CHANGER

Si le changement dépendait de notre seul vouloir ou de tous les meilleurs arguments qui battent en brèches l’effectivité du système contesté, nous aurions sinon la meilleure alternance possible, du moins le meilleur des mondes rêvé, malheureusement, nous nous obligeons très souvent des pesanteurs, qui font, que l’habitude, pas forcément la bonne, revient à s’accommoder au moindre mal face à toute incertitude du meilleur, oubliant que dans la vie, tout choix est toujours un risque, et qui ne risque rien, en réalité, ou n’a jamais rien, ou tout au moins, se contente de peu. Ceci est valable dans tous les pays du monde, pas uniquement au Cameroun, malheureusement.

Si en plus, nous adaptons cela à un environnement politique sclérosé, conservateur, dont le renouveau de l’opposition est autant comparable à la virginité d’une prostituée, vous conviendrez avec moi, que nous sortirons difficilement d’une telle auberge.

Quand je nous vois quotidiennement, égrener toutes les définitions possibles de la démocratie, la décentralisation, le fédéralisme ou de cette seule Politique tout court, croyant déterrer le sésame, alors que dans toute vie réelle, la pratique seule justifie toute théorie, je comprends, que c’est nous qui vivons encore de rêves, et non un peuple qui en 2020 ne saurait être le même que, en 1982 ou en 1990.

Le peuple Camerounais n’est sûrement pas plus mature politiquement aujourd’hui, mais il est moins crédule, et souhaite sûrement ce changement inévitable, mais pour qui et surtout pourquoi, s’il a l’impression de changer les mêmes par les mêmes, ou peut-être en pire ?

Je vis depuis près de 10 ans en Espagne, un pays qui quoique étant en Europe, a beaucoup de similitudes de gestion politique avec notre pays.

Ici la corruption est une institution, la justice injuste ou protège tout simplement les riches, les puissants ou les plus grands corrupteurs. Quant à la démocratie, c’est un système biaisé, qui a fait d’une décentralisation inégalitaire, une préférence pour les prébendes électorales, avec à la clé, 2 seules tendances, la droite et le socialisme, qui se sont partagés le pouvoir depuis la chute du dictateur Franco, à nos jours.

L’arrivée des nouveaux partis politiques, en l’occurrence le plus impressionnant, Podemos, anticonformiste certes, mais pas moins populaire, a plutôt crée une union tacite entre les deux premiers, pourtant ennemis mortels, et ceci se ressent même au sein de la population, dont la majorité aujourd’hui encore, préfère voter pour le parti le plus corrompu de l’histoire de son pays, la droite, celui des lois injustes, des juges corrompus, des organes de presse alignés etc…

Quand même ce Podemos veut prouver au peuple sa crédibilité, il n’oublie pas d’instaurer en son sein, ce vieux démon de fragilité concurrentielle, à savoir cette lutte de leadership qui divise de plus en plus un parti luttant pourtant pour le peuple, et non pour ces mêmes positionnements politiques, qu’il bat en brèches.

Comme quoi, le seul élément encore capable de sauver toute volonté de changement, réside essentiellement dans une reconsidération de nos mentalités, car il est difficile de chercher une chose à laquelle on croit à moitié, ou tout simplement dont on mesure les conséquences avant actes.

Le changement, ou le fédéralisme, sont des choix citoyens et humains, dont les prix se payent aussi chers, que ceux du statuquo.

La littérature c’est bien si et seulement si, elle s’adapte à la réalité ambiante, faute de quoi, nous courons encore dans un sac, avec le risque possible de nous prendre nous-mêmes à contre-pieds, comme c’est le cas depuis plus de 34 ans déjà.

Ne nous trompons pas, les États-Unis avec Donald Trump, n’ont pas fait mieux, ils sont plutôt dans la même tendance, l’éternelle désolation d’un peuple toujours à la recherche d’un vrai repère politique.

C’est surtout ça la politique, et non toute cette philosophie du juste, qui dans toutes ces réalités, apparaît toujours injuste.

Paul Biya n’invente donc pas une politique, il en tire plutôt profit, comme d’autres avant lui, avec lui et après lui.

Le peuple seul peut changer les donnes, s’il apprend à être ce juge partial et non aligné sur tout ce qui l’arrange et non ce qui l’unit, son BIEN-ÊTRE au-dessus de tout, mon candidat, mon parent, mon frère ou mon protégé. Pour ne pas parler de vote uniquement comme sanction ou par défaut.

En changement Politique réel, on ne devrait pas voir, uniquement le départ d’un homme ou d’un groupe d’hommes, sinon considérer plus, la façon nouvelle de les voir où de les juger.

Ezechiel NGOUCHEME

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *