La DIASPORA CAMEROUNAISE en QUESTION.

La diaspora camerounaise n’est que le prolongement de la société camerounaise à l’étranger.

Une société se définissant et se construisant forcément de l’intérieur, il serait plutôt inconséquent, de voir ailleurs qu’en son sein, sa vraie élite et sa force vive essentielle de développement et de rayonnement.

Cela dit, il devient de plus en plus incompréhensible et assez malhonnête, de croire que l’on est plus, délinquant, fainéant, prostituée, menteur ou antipatriote à l’extérieur que dans un environnement qui nous a conçu et guidé nos premiers pas existentiels.

L’occasion fait sûrement le larron, mais le mouton donne difficilement naissance à un lion.

Si donc par ailleurs l’accueil des transferts d’argent est mieux mis en forme et apprécié à sa juste valeur, celle de permettre à l’éloigné de subvenir aux besoins familiaux et de se préparer une retraite digne, chez nous, le « mbenguiste »est de plus en plus considéré comme une vache à lait, un « Mougou » dont l’obligation est de gérer même ceux qui ne sont pas dans le besoin, ou dont la volonté est plus de dilapider un bien uniquement précieux pour leurs subjectivités et un paraître qui signifie encore bien cet adage national nôtre, « la chèvre broute là où elle est attachée », surtout que comme d’habitude, l’effort devrait toujours venir des autres, seuls responsables même d’être spoliés devant Dieu, ce dernier qui finalement consentirait et demanderait aux seuls premiers des sacrifices et la responsabilité.

La diaspora est- elle plus envahissante sur le virtuel, sûrement car les moyens technologiques en leurs lieux s’y prêtent plus, tout comme leur liberté de tout dire sans toute retenue, que conseille pourtant toute bonne intelligence, n’est dû qu’au fait qu’ils se croient investis plus que les autres, juste pour avoir bravé la traversée des mers, à pieds ou par avion, d’un pouvoir suprême, comme s’il fallait marcher avec une béquille pour croire que l’on a un pied plus que les autres, où porter des lunettes, sans comprendre que c’est pour équilibrer notre vue déjà atténuée, pour croire que on voit mieux que quiconque.

Nous avons donc tort à chaque fois, de chercher à opposer la diaspora camerounaise à ceux restés au pays, tout comme nous n’accepterons jamais que le Bamiléké soit opposé au Béti, pour construire un Cameroun qui se veut de tous et de chacun en particulier.

Ezéchiel NGOUCHEME

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