L’AFRIQUE PLEURE LE DEFENSEUR DE SA CULTURE EN FRANCE

Le monde se souvient d’une légende. Manu Dibango c’était le papa de tous les musiciens de ma génération. Le grand-père des autres. Il a toujours eu une longueur d’avance sur tout. Il a inventé la World Music avant qu’elle n’existe. Sa version du jazz était comme un retour. Sa lecture avait quelque chose de plus fondamentale. Michaël Jackson l’avait compris en lui piquant Soul Makossa. Il a mis l’Afrique devant. C’est peut être lui l’homme de l’Afrique du futur.       

La réaction de l’auteur compositeur français, André Manouikian, hier sur Bfmtv, traduit ce que Manu représente pour la musique: une icône, un pionnier, un monstre sacré, un  baobab, un monument, ses admirateurs ne tarissent pas de qualificatifs. En effet, Manu est l’homme de l’Afrique du futur. Cette Afrique positive qui s’impose partout. Il a poussé son dernier coup de gueule à la veille de la 35ème édition des Victoires de la musique, en février 2020 : « Quand on regarde la liste des nominés, on cherche en vain une diversité de couleurs », rappelle le journal La Croix.

Parce que Manu Dibango était aussi la fierté de la France, l’espace d’une minute, sa disparition a fait ombrage au vilain virus qui l’a emporté. Cnew, Bfmtv, Gala, Nouvel Obs, Paris Match… Tous les grands groupes médias en ont parlée. Le journal le monde parle «du vétéran des musiciens africains en France, qui laisse derrière lui soixante années de carrière et d’engagements, sans pause ni éclipse, enchaînant plusieurs vies, les oreilles toujours en alerte, à l’écoute du son des époques qu’il traversait ».

Manu était aussi un bel exemple d’intégration culturelle en France. Une France qui a également eu l’occasion de lui dire merci, en lui remettant la Légion d’honneur en 2010.  C’est la plus haute distinction française.

A l’occasion de ses soixante ans de carrière, Manu a joué dans les villes de France qui l’on marqué. Il a donné son dernier concert, le 1er février à l’Opéra Berlioz de Montpellier. Sa  manière à lui de dire merci à son public, un public orphelin, mais fière de l’héritage qu’il leur laisse. Toutefois, certains de ses protégés n’aurons pas pu lui  rendre hommage. « Nous avions prévu avec des artistes comme André Manga, faire un album hommage où il devait mettre son saxophone. Dommage, nous allons le repenser. Déplore le guitariste Jay-Lou-Ava.

 

Cathy Yogo en France,

Newsdembeng.canalblog.com

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