LE CHANGEMENT MAIS LEQUEL?

Changer, ce n’est pas faire la même chose différemment, sinon faire différemment les choses.

Changer, ce n’est non plus, être différemment la même personne, sinon être différent de la personnalité connue.

Changer, serait donc, comprendre qu’on ne peut faire d’omelettes sans casser les œufs, car il s’agira toujours ici, d’une violence faite à une réalité déjà existentielle, un tort positif pour un bien meilleur et profitable à toi et à tous.

Changer, c’est refuser d’avancer en traînant avec soi des pesanteurs, des rancœurs, bref un état de choses néfastes et incompatibles avec son bien-être et celui adjacent de sa société environnante.

Changer c’est savoir conjuguer le verbe « aimer » à tous les temps, ceux-là qui prônent la solidarité, l’égalité, la justice, la paix et la concorde.

Vu sous ces aspects d’excellence et de progrès, le changement devient dès lors un impératif de vie et une obligation existentielle de chaque instant, de chacun et de la société en général.

Limiter uniquement le changement à son aspect réprobation et non comportemental ou exemplarité, faire uniquement des déboires, de la perte d’honneur et de crédibilité, ses aspects les plus relevant, oubliant l’importance du facteur mentalité ambiante, est cette grave erreur que commettent généralement les adeptes du culte de l’égo, de plus, de discrimination, d’injustice, de démagogie, bref du sophisme ou de la supercherie érigée en mode d’alternance.

Il est de plus en plus prouvé ,pourtant, qu’il ne peut avoir aucun changement véritable, sans la volonté première de l’homme lui-même d’être moins égoïste, moins, imbu de soi ,prétentieux, opportuniste, et surtout de savoir se reprocher avant de jeter ce regard réclamant vers les autres ou les institutions.

Il est donc plutôt sage, de savoir se demander, toujours, ce que tu as fait pour que la situation que tu déplores, n’en arrive là, avant de chercher ailleurs le coupable, même si ta part de responsabilité apparaît infime ou très secondaire.

Le changement étant avant tout, un état d’esprit, seul capable de nous métamorphoser dans nos actes et décisions.

N’oublions jamais que seuls les imbéciles ou les insensés ne se trompent pas, même comme on ne peut taxer d’imbécile ou de naïf, quelqu’un pour qui, les erreurs profitables sont devenues un choix ou une seconde nature.

En ce jour commémoratif de cette unité nationale, si chère aux camerounais, il n’est pas superflu, de nous inviter à une réflexion sur cette notion de CHANGEMENT.

Est-il logique ou normal, que plus d’un demi-siècle après notre indépendance, l’histoire de notre pays se conjugue plus au passé qu’au présent, ce qui en d’autres termes signifierait :

  • Changeons-nous en bien ou mal? Car il est une évidence, nous sommes différents d’il y a 50 ans ou d’il y a 20, 10,5 ou 1 an, donc nous avons en réalité changé.

 

  • De quel changement avons-nous besoin, celui des seuls politiques, des institutions, de nos élites ou de chacun de nous pris individuellement?

 

  • Chaque changement a un prix, ou encore, suppose une perte de quelques acquis, positifs surtout, acceptons nous vraiment ce challenge, sans toujours vouloir voir l’autre se compromettre en premier?

 

  • Continuer de nous oublier dans la fraîcheur de nos bières ou de tous ces relais gastronomiques ,démagogiques ,pour ne pas dire soporifiques, faisant de nous des mort-vivants, ou alors comprendre à la fin, qu’il n’y a pas de changement sans volonté de changement, c’est à dire, cette violence que nous devons nous faire pour pouvoir différencier, théâtralisation de la contestation et volontés réelles de renouveau ou encore qu’il n’y a pas de véritable union de destins pour un peuple qui s’identifie avant tout par rapport à ses tributs, ses obédiences politiques et non par son patriotisme unificateur ou ce souci premier d’un meilleur vivre ensemble?

 

Ezéchiel NGOUCHEME

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