Un MONDE de OUF

La règle primordiale de toute bonne éducation et surtout sociale, c’est le respect de l’ordre établi et la discipline citoyenne.

Si les absents ici, ont généralement tort, les nouveaux venus sont forcément en retard.

L’efficience de tout changement ou renouveau dès lors, voudrait que toute lutte engagée dans ce sens, se base sur la reprise en mains de son destin pour les premiers et de l’apport important de cette fraîcheur ou dynamique juvénile, qui signifie encore espérance et obligatoirement renouveau.

Nous parlons donc ainsi du neuf vieux ou du neuf tout simplement, car changer sans être uniquement un vœu ou une critique incessante de ce qui ne nous plaîrait pas ou ne serait pas bien pour sa société , est un état d’être qui contraste avec ce quotidien, comme forcément ce nouveau venu dont le qualificatif à lui tout seul est prémonitoire, alors que le déjà existant devrait plutôt pouvoir nous démontrer pourquoi, il a refusé d’être dans un monde qui s’est construit avec lui, sans lui.

Le combat social, tenant obligatoirement compte de ces deux réalités de son tissu, sera à chaque fois biaisé et improductif, quand les absents voudront se présenter comme des gens nouveaux et ces jeunes donnant l’impression de comprendre et insister à s’accrocher à une situation antérieure qu’ils n’auront jamais vécu, pour comprendre pourquoi hier avait toutes les chances de donner naissance à ce aujourd’hui avec des lâches ou des simples opportunistes, comme ceux d’hier qui cherchent à les entraîner dans un combat, certes nationaliste, mais pas forcément patriotique.

En effet s’il n’est déjà pas assez facile de se mettre à sa propre place dans la rudesse de l’adversité, imaginez-vous donc à la place de quelqu’un d’autre dont vous connaissez difficilement les motivations qui l’y ont plongé.

Ça s’appellerait en psychanalyse, un suicide inconscient.

Telle est la situation que nous vivons aujourd’hui au Cameroun, où la jeunesse est invitée à jouer un rôle très souvent méconnu dont ces lâches et aigris du passé, tirent les ficelles généralement une fois de plus pour ces intérêts égoïstes qu’ils reprochent à leurs compagnons générationnels.

Ainsi va ce monde qui change difficilement en bien, sinon que les tactiques de servitude et d’injustice changent uniquement de formes, car si les esclaves d’hier étaient nus, ceux d’aujourd’hui sont plutôt vêtus de pacotille et d’illusions.

Chaque lutte devrait donc apprendre à puiser dans son seul environnement et non dans celui des autres, de peur de mener des combats à l’aveuglette avec les mêmes causes qui malheureusement ont l’impression de donner les mêmes effets.

Ce monde ne nous paraît-il pas un éternel recommencement ?

À vous d’en juger.

 

Ngoucheme Ezechiel

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