3C du leader: comment prendre les bonnes décisions ?

Les décisions prises par les chefs d’entreprise et tous responsables peuvent déterminer le succès ou l’échec d’une entité, d’une activité, ou d’un projet. Vous pouvez le constater vous-mêmes en lisant les articles de presse, montrant les nombreux exemples de mauvaises décisions qui ont entraîné des entreprises dans une spirale descendante.

Selon une étude de Bain & Company (Boston), il existe une corrélation de 95 % entre les entreprises qui excellent dans la prise de décisions efficaces et celles qui affichent d’excellents résultats financiers. Dans un monde des affaires en perpétuelle évolution, les dirigeants doivent affiner leurs processus et pratiques décisionnelles, pour s’assurer qu’ils restent sur la bonne voie.

Un bon leader est ouvert d’esprit et prend en considération les autres idées et points de vue, déclare Jennifer Lee Magas, (Magas Media Consultants).

Chaque décision est différente, les dirigeants doivent être bien avisés dans le choix du style de prise de décision approprié à la situation en question.

Très souvent, nous nous focalisons sur quatre styles de prise de décision, que tous les dirigeants exploitent incessamment. La question à se poser est celle-ci : comment savoir que les décisions prises sont les bonnes ? Et voici une ébauche de réponse :

Fixer une date limite. La procrastination peut être évitée en fixant une date limite que l’on s’impose.

Rassembler de nombreuses options. Les décisions de qualité proviennent du fait d’avoir le plus d’options. Plus vous avez d’options, mieux vous éviterez d’avoir peur de décider.

Déterminer le pire scénario possible. Lorsque vous digérez avec émotion le pire scénario absolu, vous pouvez prendre la décision avec un degré de confiance.

Suivre les valeurs directrices personnelles. Lorsque vous avez un sens clair de l’éthique, vous pouvez prendre des décisions plus facilement et plus rapidement.

Comprendre que l’inaction est une option. Parfois, ne rien faire est le meilleur choix. C’est différent d’être paralysé. Décider de ne pas décider est une décision.

Examiner les ramifications juridiques de vos décisions avant de les prendre. Une grande partie des litiges existants, d’après mon analyse personnelle, provient de cadres qui prennent des décisions rapides et moins informées.

Demandez-vous un avis juridique avant d’annoncer des licenciements ? Si la réponse est affirmative, cela peut aider à réduire le risque de problèmes juridiques.

La peur de faire le mauvais choix, l’inquiétude que la décision ne soit pas populaire ou l’incapacité à prendre une décision, représentent quelques-uns des défis que les leaders rencontrent lorsqu’ils doivent prendre des décisions importantes. C’est mon avis, après avoir observé et analysé plusieurs dirigeants dans leur prise de décision.

« Les leaders qui restent transparents dans leur manière de prendre des décisions et dans les raisons pour lesquelles ils choisissent différents styles, en fonction du type de décision, sont en mesure d’instaurer la confiance et le respect. » Marie Hansen

Selon mon analyse, voici les 3C qu’un leader doit constamment bâtir :

Caractère

Le caractère d’un leader incarne ce qu’il est, ce qu’il croit, c’est ce qui affecte sa façon d’agir. Les attributs sont physiques, émotionnels et mentaux. Ils constituent la base sur laquelle se construit le caractère. Les attributs mentaux, tels que la volonté, l’autodiscipline, l’initiative, l’intelligence et le jugement, les attributs émotionnels, tels que la motivation, la stabilité et la maîtrise de soi et les attributs physiques, tels que la santé, la forme physique, se combinent pour définir qui est une personne.

 Les principes éthiques sont utilisés pour juger du bien et du mal. Ils constituent le cadre autour duquel se construit le caractère. Les principes éthiques tels que l’intégrité, la loyauté, l’honnêteté, l’équité, le respect, la responsabilité et l’obligation de rendre des comptes sont souvent considérés comme faisant partie de ceux qui s’appliquent aux dirigeants.

Les valeurs sont des croyances sur le comportement qui guident les actions. Elles sont la colle qui maintient le caractère. Par exemple, l’intégrité, l’honnêteté, la confiance, le professionnalisme, l’engagement, le service à la clientèle et l’excellence.

 Compétence

La compétence d’un dirigeant se manifeste par ses connaissances et ses performances. Les connaissances et les aptitudes sont toutes deux fondamentales pour la compétence. L’application pratique d’aptitudes est nécessaire à tous les niveaux d’une entité mais l’accent mis sur les types d’aptitudes nécessaires change souvent à mesure qu’une personne atteint des niveaux plus élevés dans une structure organisationnelle.

Les compétences psychomotrices (physiques) peuvent être privilégiées aux niveaux inférieurs, tandis que les compétences affectives (émotionnelles) et cognitives (réflexion) deviennent souvent plus importantes aux niveaux supérieurs.

Connaissances

Les connaissances sont utilisées pour comprendre, expliquer, communiquer, explorer, rechercher, apprécier, évaluer, critiquer, résoudre et créer. Les connaissances peuvent être factuelles, conceptuelles, procédurales et métacognitives et existent à trois niveaux différents:

Tactique : les opérations quotidiennes d’une entreprise et la production d’un produit ou la prestation d’un service.

Opérationnel : planification des opérations à court terme et développement de l’organisation à moyen terme.

Stratégique : décider de l’orientation de l’organisation et de la manière d’y parvenir à plus long terme.

 « Avoir une approche étroite de la prise de décision peut limiter votre croissance en tant que leader et vous pouvez passer à côté d’une décision qui pourrait réellement être bénéfique pour vous et l’entreprise ». Jennifer Lee Magas

Publié le 17 décembre 2021

William V. Iwandza

GGA | Thought Leader | Individual Consultant | BUSINESS LEADERSHIP x BUSINESS MANAGEMENT

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.