BRUNE, METISSE : objet, proie, ou une chair vouée au plaisir?

La situation de a femme brune,   blonde, métisse, Ronde ou pulpeuse au  Cameroun est devenue assez ambiguë.

 Alors que ces dames sont vues par leurs congénères comme des êtres aimés et bénis des Dieux, celles-ci vivent des pressions sociales indescriptibles du fait de leur peau Claire.

Beaucoup sont prioritairement reçues et servies dans les offices comme des déesses pourtant elles n’ont rien demandé, d’autres se voient offrir des présents extravagants pour un sourire ou pour avoir accepté une amitié platonique.

Dans les familles, être une femme brune, blonde ou métisse est considérée comme une très bonne marchandise qu’on vend au plus offrant.  Du coup, la plupart du temps on est placée à un riche qui l’acceptera avec joie tel un trophée ou une médaille.

Lorsque qu’on a du cran pour refuser de telles pratiques « chosifiantes » et qu’on choisit d’exister non grâce à son teint mais grâce à son savoir-faire et savoir être en assumant ses choix, on est à la merci des hommes à la libido maladive. Tare qui se manifeste par un harcèlement sexuel d’une violence animale indescriptible.

 Une élue en souffrirait à Limbe  aujourd’hui dans sa chair et dans son âme. Les affres de ce phénomène humiliant pour ceux des semblants d’hommes incapables qui de façon honteuse s’adonnent à cette pratique.  Le seul péché qu’elle aurait commis est qu’elle est métisse, jeune et belle. Du coup elle est devenue la proie des prédateurs sexuels dont les identités sont les plus insoupçonnées.  Hélas, le titre ou la fonction n’enlève pas la bêtise qui réside en certains. Elle est harcelée sexuellement et psychologiquement, blessée dans sa chair,  traumatisée émotionnellement et bafouée dans sa dignité.  La chose qui fait le plus froid au dos est que cette situation est devenue banale même pour les organisations et les institutions d’une notoriété reconnue.

Tout compte fait,  la femme est devenue un être à  polémique.  Si certaines sont persécutées parce qu’elles sont métisses d’autres ne se font pas prier. Elles s’exhibent nues dans les réseaux sociaux.  Le sexe est devenu une marchandise qu’on vend à travers ses canaux  sans gêne et sans une répression sévère. Il suffit de parcourir certains  réseaux sociaux pour voir combien les femmes font la promotion  de leur forme  de leurs performances érotiques en laissant leur numéro pour ceux qui seront intéressés par leur service.

Qui sont ceux des parents qui laissent faire ça ? Pourquoi l’État laisse pervertir sa jeunesse ? Pourquoi parler de femme renvoie au  sexe ? Serait-ce donc la une conséquence logique qu’un homme parce qu’il a été contrarié en public par une femme fusse t’elle son épouse,  lui refasse le portrait et pourquoi ? La femme serait-elle  devenue un objet, une proie ou instrument de plaisir ? 

Difficile de croire qu’en 2022 des femmes puissent vivre un tel calvaire sans que ce ne soit dénoncé.

A mon humble avis, les femmes élues devraient crier leur indignation malgré leur faible représentativité. Leur voix compte

Les hommes,  est-ce vraiment cela ce que vaut  la femme camerounaise ?

Non, non et non.

Nous ne sommes pas des proies, des objets ou des instruments de plaisir mais vos complémentaires et celles  sans qui vous n’existez pas. Votre rôle est de nous protéger, nous respecter  et pas de nous  massacrer.

Cathy MEBA

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