Cameroun : Rentrée scolaire, pris entre arnaques et corruption les chefs d’établissements publics rappelés à l’ordre

Au Cameroun, la rentrée scolaire 2021-2022 est un véritable Casse-tête pour les parents d’élèves, période idéale pour les chefs d’établissements véreux de s’enrichir en recrutant les plus offrants. La ministre des enseignements secondaires rappelle à l’ordre les responsables mafieux.

Après quelques hésitations, c’est désormais officiel. Des millions de jeunes camerounais reprendront le chemin de l’école lundi prochain pour neuf mois de classes découpés en trois trimestres.

Les préparatifs vont bon train dans les magasins et marchés. Toutefois, les parents font face à la flambée des prix aussi bien dans les marchés qu’au sein des campus scolaires.

Le Ministère du commerce tente de maîtriser les prix mais il n’y parvient pas. L’inflation est généralisée. Et, tous les secteurs sont touchés de plein fouet.

Rareté du livre : Dans les marchés les livres sont rares.

Le porte-monnaie des parents est aussi affecté par les prix pratiqués dans les établissements scolaires où prospèrent arnaques, vols, corruption et clientélisme.

Pourtant dans les établissements secondaires publics les prix sont officiellement harmonisés par des circulaires des ministres des enseignements secondaires et de l’éducation de base.

L’on observe une disparité selon les établissements scolaires publics des zones urbaines, périurbaine ou rurale.

APEE, une arnaque institutionnalisée

Les associations des parents d’élèves et d’enseignants (APEE),  qui existent aussi bien dans les établissements d’enseignements secondaires qu’au primaire sont présentées par des parents comme une véritable maffia qui a pris l’école camerounaise en otage hypothéquant l’avenir des jeunes.

Pour de nombreux parents d’élèves, les APES ont transformé les écoles, collèges et lycées en foires et lieux de commerce où des “truands” viennent s’enrichir sans risque d’être poursuivis ou de rendre compte.

“Le gouvernement soutient que les cotisations aux APEE sont volontaires mais sur le terrain elles sont plutôt obligatoires”, soutient Jack Bessala le président du syndicat des enseignants indignés du Cameroun.

Au regard des abus et des actes de corruption déplorés en cette période, la ministre des Enseignements secondaires (Minesec) a rappelé aux chefs d’établissements les modalités d’inscriptions des élèves dans les établissements scolaires publics.

 

Armand Ougock, correspondant permanent de Koaci au Cameroun.

© Koaci.com – mardi 31 août 2021

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