DES REGRETS, POUR QUI ET POURQUOI ?

À l’entame de cette coupe du monde, combien de camerounais voulaient la titularisation de Vincent Aboubakar, après les derniers exploits de Choupo Moting au Bayern, ou quand nous nous rappelons de la fin de la dernière CAN au Cameroun, de cette énième polémique, inutile, sur un mécontentement de l’avant-centre bavarois et son clan contre le staff technique, qui voulait claquer la porte des Lions et qu’il fallait ramener à “tous les” prix ?

Je vous fais grâce de cette obligation, imposée, sans délicatesse, à Rigobert Song et surtout à Samuel Eto’o, sur son fameux “personne n’est indispensable dans cette équipe”, de “ne pas s’amuser” à ne pas titulariser, Toko Ekambi, Choupo, Mbeumo et j’en passe.

Jusque-là Abouchou est mieux vu, remplaçant de luxe, comme un certain Roger Milla en 1990, parce qu’il joue dans un petit championnat, a pris de l’âge, n’est plus aussi performant.

 Sauf que ces mêmes, tel ce derrière de la poule où sort en même temps, l’œuf et les excréments, tels les meilleurs danseurs de la danse Bafia, “go for before for back”, sont encore les premiers à nous parler de regrets : “Si dès le premier match, Song avait aligné Aboubakar et Choupo, ensemble,…

What???

C’est donc encore la faute à Song???

Celui qui ne devait pas commettre l’erreur au premier match de titulariser Vincent le néo chouchou, redevenu le “only one», ce garçon dont le fighting spirit, est son ADN, ce “HEMLE”, qu’il a su insuffler à l’ensemble de ses coéquipiers, à chaque fois qu’il s’est retrouvé sur le terrain au Qatar ?

Et que dire de cette victoire du cœur et surtout, d’une équipe des Lions qui nous a encore prouvé, tel le sphinx, que “c’est quand on pense être en danger”, qu’en réalité, on ne l’est plus, dès lors qu’on n’a plus rien à perdre, et que la défaite est moins surprenante, que le hemle est bien la particularité intrinsèque de cette grande nation de football.

Et dire que “si Onana ne jouait pas contre le Brésil…”, on était définitivement enterré et Song cloué au pilori…!

Demander donc à certains d’entre nous d’avoir surtout honte et non de nous parler de regrets, serait juste et non injurieux.

Sinon il s’agit de regrets pour qui ?

  • Ceux qui faisaient tout pour que les Lions soient ridicules au Qatar ?
  • Ou pour ceux qui se sont battus avec les armes et les soutiens patriotiques sincères, qu’ils avaient ?

Il paraît que quand c’est bien, même ton ennemi rappelle à ceux qui parlent de ton exploit, que tu étais son ancien ami, et tes détracteurs disent, que c’est grâce à leurs critiques constructives, pour ne pas dire “bons conseils”, que tu as réussi.

Ce monde n’est-il pas formidable et le Cameroun un pays des “sensés*” (en pidgin), comme on dit au quata chez nous?

* Sabitous, sabi-all.

 Finalement:

  • “Quelqu’un était-il vraiment indispensable dans cette équipe”,
  • “Avions-nous les armes pour aller assez loin dans cette compétition, si nous étions vraiment unis et solidaires”?

Ces deux éléments vous rappellent-ils, certains discours de management de motivation, d’avant Mundial?

Eh oui “Nul n’est prophète chez soi”, bien évidemment, sauf que la vérité est têtue, et comme le soleil, elle finit toujours par revenir à la surface.

Allez, “sportez vous bien”…

 

Ezéchiel NGOUCHEME

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