Entretien avec Emmanuel Missegue…M’RIT THE SIGN The graphics Arts headquarters since 1988

Apôtre du Graphic Design au Cameroun , Emmanuel MISSEGUE se trouve être depuis 1988 un Pionnier dans le domaine. Voici ici le parcours d’un artiste hors pair

Glance Magazine : Comment vous est  venu la passion pour ce métier

Emmanuel MISSEGUE : Le fait d’aimer le sport automobile, notamment  avec le départ du Paris Dakar au Trocadero a germé en moi la passion de décorer les véhicules avec l’opportunité de pouvoir les conduire avec l’illusion d’être un pilote dans le domaine.

C’est ainsi qu’en marge de mes études en Sciences économiques les multinationales qui avaient besoin de Branding auto pour leurs marques ont descellé en l’étudiant un talent qui correspondait à leurs aspirations;

Le bonhomme a saisi l’occasion pour éclore sa passion qui est immédiatement devenue sa profession sans préméditation.

Et quand le petit boursier de l’université s’est retrouvé à gagner de l’argent en s’amusant, la voie de la sagesse l’a poussé à créer une structure pour ne plus travailler de manière empirique, d’où la mise sur pieds d’EMERITES DESIGN dans les années 1988 dans l’immeuble Soppo Priso qui abritait les services de la BAD face Crtv radio à ydé où il n’y avait pas d’espace pour un warehouse.D’ou le déménagement après un seul trimestre pour le carrefour Warda où j’ai construit un espace de travail collé à l’immeuble où j’avais installé mes bureaux dans mon appartement…

Effectivement ça retrouve son sens sur le fait qu’avant que je n’en fasse j’avais remarqué que ceux qui l’exerçaient étaient généralement installés dans des structures qui faisaient croire que le lieux d’expression d’un Artiste (généralement appelé Atelier) était d’office précaire, contrairement à ses œuvres; c’est pour cela que j’ai choisi de faire la différence en révolutionnant cette option par des espaces de travail qui avaient pour objectif de prêcher par l’exemple avec pignon sur les grandes rues, surtout que je le faisais étant à l’abri du besoin et, surtout emballé par la passion que je croyais me faire perdre la raison qui pour moi était les études supérieures que j’ai su capitaliser en faisant d’elles un tremplin pour marquer la différence .

“On ne peut vendre le luxe dans la poubelle”, n’en déplaise à ceux qui estiment que c’était un gâchis que de construire des bureaux et ateliers sur des sites loués, alors que c’était ça le sacrifice à faire pour se retrouver en pleine vue sur les grandes avenues et boulevards de Warda à Yaoundé, Bd de la liberté et Av. Degaulle à Douala.

Le Branding ne se limitant pas aux véhicules, j’étais désormais consulté pour tous les supports Signalisation sur édifices et voies routières dans toute l’Afrique Centrale car je rappelle que j’avais affaire aux multinationales qui m’ont embarqué dans tous les supports de communication et dérivées.

Le Graphic Design étant une activité qui vise à créer une harmonie entre différents corps de métier l’artiste s’est retrouvé dans la déco de bâtiments qui sont devenus ses véritables vitrines où de par son ATTITUDE bien plus que son APTITUDE, on a su mesurer son ALTITUDE qui a fait de lui le meilleurs Designer d’Afrique Centrale since 1988 qui a tjrs dit :

À l’international, on dit :

M’RIT THE SIGN.

G. M : Que pensez-vous de la vulgarisation de ce métier avec l’arrivée de nos amis venus de l’Asie? Quelles en sont les différences?

On en a perdu la qualité, car on ne retrouve plus les matériaux de qualité qui étaient d’ailleurs tropicalisés et  aujourd’hui les autres promoteurs et Usagers n’arrivent à faire la différence entre les IN et OUTDOORS quand il faut fabriquer des supports de communication.

C’est pour cela que la plupart ternissent très vite.

G.M : Les designers de vote trempe sont-ils légions en ce moment?

E.M : Je ne pense pas, la technologie asiatique à bon prix a mis en berne la passion qui était mon cheval de bataille correspondant à la qualité.

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