ENTRETIEN AVEC Valérie BELINGA (Auteure-Compositrice-Interprète)

Glance : Qui est Valerie Belinga?

Valérie BELINGA : Je suis d’origine Camerounaise, chanteuse auteure compositrice et je vis à Paris.

Native du Sud du pays, précisément Bulu de Bengbis, dans le Dja et Lobo.

J’ai passé une grande partie de mon enfance entre  Bafoussam et Nkongsamba.

J’ai été élevé dans un milieu mélomane puisque mon père a reçu une formation musicale au séminaire. Il nous a élevé dans le milieu musical,( Sacré, Grégorien, Gospel Spiritual et le Jazz).

Il joue de la guitare et chante. D’où mon virus.

J’aime l’art sous toutes ses formes, notamment le Théâtre que j’ai longtemps pratiqué, la peinture, la danse. J’aime la littérature, les documentaires sur les pays lointains mais surtout sur les autres pays africains…J’aime le sport ; le vélo, la natation, la plongée .J’aime le mode de vie naturel, les cheveux naturels, l’alimentation saine même si à l’occasion je m’autorise quelques indélicatesses

J’ai pratiqué le chant et le théâtre tôt  dans les établissements scolaires .Mon rêve c’était la musique.

Partie en France pour continuer mes études secondaires je performais le jazz et la Bossa Nova ici et là dans des clubs à Strasbourg.

Ensuite  je me suis inscrite dans une école de jazz à Paris pour chanter le jazz puis de fil en aiguille j’ai  intégré une chorale de gospel (Gospel Voices) dirigé par  Max ZITA en même que j’exerçais le métier de choriste et de chanteuse.

Quelques années plus tard vint ma rencontre avec Georges SEBA et sa Gospel Troupe que j’ai intégré tout de suite toujours  parallèlement avec mon métier de choriste qui m’a permis de travailler avec MEIWAY, Manu LIMA, Ray LEMA, Jay Lou AVA, Cesaria EVORA, Lokua KANZA, Michael BOLTON, George GROBAN…et enfin le Géant Manu DIBANGO.

G.M : Le métier de choriste ne vous colle-t-il pas à la peau au point où il vous serait difficile d’émerger en tant qu’artiste solo?

V.B. : Honnêtement, je ne crois pas; être soliste c’est proposer un travail qui n’a rien à voir avec mon expérience de choriste.

L’enjeu, est de trouver l’angle sous lequel proposer ce que l’on a à dire, alors que le travail de choriste consiste à me fondre dans une musique.

Le timbre de voix utilisé pour faire un travail de choriste est beaucoup plus monotone que celui que je peux utiliser en tant que chanteuse soliste.

Je ne parle même pas du répertoire qui lui et original. Donc non ce n’est pas un souci.

G.M : Vous vous êtes essayées à un super Album” Camaroes”, avez-vous été satisfaite de sa portée?

V.B. : Satisfaite de l’Album oui bien  que la portée n’ait pas été celle que j’espérais, mais le projet existe néanmoins et il peut être présenté au public. Les raisons qui ont fait que l’album n’a pas pu être distribué convenablement m’échappe jusqu’ à ce jour. Mais cela ne m’empêche guère de pouvoir faire d’autres projets

G.M : Quels sont donc vos projets ?

V.B : Le futur consiste, où consisterait plutôt, en de nouveaux projets. Je préfère ne pas m’étendre là-dessus pour ne pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué. Just wait and see !

G.M : L’Afrique aura-t-elle l’opportunité de découvrir votre voix de velours très prochainement pour des prestations en solo?

V.B. : Je ne me lasserais jamais assez  d’attendre  l’occasion idoine de venir me produire au Cameroun ou en Afrique. Sachant que mon répertoire de prédilection reste le jazz, la musique africaine et afro descendantes, je crois qu’il y a de quoi faire.

G.M : Nous vous remercions de cette opportunité que vous nous avez offerte à travers cet entretien.

 

Propos recueillis par Félix NNA ZE

Pour Glance Magazine

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