J’ai appris à aimer le monde…

J’ai appris à aimer le monde, et j’ai compris que  cela ne pouvait être autrement car moi aussi je suis du monde. Mon divorce avec la haine n’a pas eu lieu car nous n’avons même pas connu de fiançailles; alors le cœur libre, je vous parle et m’interroge.

Qui sont-ils et où sont-ils, ceux-là qui ne me pardonnent rien ? Que veulent ils ceux-là qui chaque jour se rongent  les ongles, froissent leurs visages, en apprenant que je vis, que j’ai gardé mon sourire et mon enthousiasme ? Qu’ils viennent donc vers moi ceux qui ont gardé une rancune, une mauvaise idée de moi ou encore  ceux que j’ai blessé sans le savoir ou alors par un moment de colère et de faiblesse. J’ai certes fait du mal comme tout un chacun, il m’est arrivé  de pleurer, de me sentir malheureux face à la douleur infligée ici et là. J’ai regretté mes écarts de langage et mon insolent silence alors que l’autre n’attendait qu’un mot ou alors un signe. Je sais que dans mes moments de faiblesse cela m’arrivera peut-être encore. Mais à ceux-là, oui à vous tous, au moment où je m’apprête à clore la difficile année 2020 laissez-moi venir à vous avec mes sincères regrets, si tant est que à tort ou à raison, vous vous êtes sentis blessés, affaiblis ou alors humiliés.

Aujourd’hui, comme hier, je vis la douleur, l’acidité de la calomnie, le froid de l’indifférence, mais aussi parfois, le sentiment coupable d’avoir manqué à mon devoir de solidarité et de fraternité envers ceux-là, qui crient vengeance, qui proclament leur haine à mon endroit. Oui comme vous j’ai aussi des cases pleines de regrets, de douleurs, et de peines. Aujourd’hui je viens vers vous, vous invitant chacun en son rang, grade et qualité à accepter la main tendue, accepter mes excuses, accepté de laisser une place au pardon, à la tolérance mais aussi à l’amour.

Parce que je veux mon âme libre, mon cœur a parlé et voici que mon visage s’éclaire à nouveau. Je dépose ici le poids de vos doutes sur ma sincère démarche et vous invite à boire avec moi cette coupe qui nous rend tous libre. J’ai appris à aimer le monde et j’ai compris que cela ne pouvait être autrement car je suis du monde

 

Christian EBELE DIKOR 

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