La CAN DES INCERTITUDES et des RÉALITÉS CERTAINES

Au commencement c’était qu’il ne pouvait s’organiser un tel événement au Cameroun à l’heure actuelle, parce que la mafia du football et certains l’ont souhaité ou dit et comme des moutons de panurge, habitués à croire aux autres qu’en nous-mêmes, nous l’avons adopté et fait une réalité, même quand les faits locaux le démentaient.

À l’intérieur, nous avons remplacé la politique par le sport, confondant l’intérêt supérieur de la nation aux intérêts partisans, la mauvaise justice politique au juste sport, les clivages sociaux inhérents à toute société à la solidarité d’une union nationale qui n’a jamais signifier uniformité, sinon convergence vers un idéal commun qui à ce moment avait un seul titre, la fête du football, ce sport si cher à un peuple qui en tout temps, quand il s’est agi des Lions indomptables, a su taire ses clivages pour regarder dans la même direction.

Sans remettre en question la spoliation congénitale, des biens publics, des camerounais par ceux-là mêmes, qui oublient qu’il n’y a pas de vol généralisé dans un pays, sans volonté d’ensemble d’impunité, ou ce mirage du clivage éthique sempiternel qui minerait notre société sans jamais être factuel, quand il ne prospère que dans les ragots des bistrots et et errements de cette guerre de position politique qui n’a jamais ébranlé le pouvoir gouvernant donné à chaque fois comme vaincu et pourtant sa longévité est chaque jour qui passe moins un miracle, qu’une conséquence de cette mauvaise tactique adverse qui comprend difficilement comment face à l’Égypte le Cameroun a préparé un bon match, en oubliant la possibilité des tirs aux buts.

La CAN finalement a-t-elle oui ou non été sucrée ? N’a-t-elle pas été une grande fête du sport reconnue mondialement ? le Cameroun n’a-t-il pas été durant cette période un carrefour du rassemblement du peuple africain et même du monde ? l’Ambazonie, Boko Haram ou les “prisonniers politiques” ont-ils eu la primeur sur la fête sportive ? la BAS et autres ont-ils fait ombrage aux influenceurs désordonnés de l’ordre ou même du “bois bandé” ?

À chacun donc de se faire une idée, sauf qu’une chose est sûre, le Cameroun a bel et bien réussi son pari, il y a eu certes ces quelques morts, par bousculade à l’entrée du stade Olembé à déplorer, mais nous avons retrouvé une Force de l’Expérience plus vivant que mort, une belle équipe camerounaise sur la voie de la reconstruction, tant dans le jeu qu’à travers sa Fédération avec un certain Eto’o Fils finalement ce 9 plus neuf et performant dans sa prise en main de la FÉCAFOOT, comme dans son apogée comme cet attaquant qui faisait peur à toutes les défenses.

Que dire du spectacle lui-même, des différents pays acteurs et spectateurs venus de part le monde où de toutes ces cérémonies qui ont rehaussés l’image de cette grande compétition, sinon que c’était du beau, un moment de communion mémorable pour un grand pays qui devrait finalement comprendre que pour être grand, respecté et prospère, il faut toujours faire avec la main mise, le savoir-faire et et la volonté intrinsèque de chacun, une nation appartenant à tous et à chacun, tout comme il est “au service de tous et de chacun”, cette devise des forces armées, et ce n’est pas le Mali d’aujourd’hui qui me démentirait là-dessus, encore moins ceux qui, même à leurs corps défendant, ont oublié que l’eau c’est plus la vie, que les Dom Pérignon ou Château Pétrus.

Merci aux camerounais, merci à nos Lions Indomptables et une grande fierté d’être camerounais.

Demain est un autre jour, inévitablement, sauf qu’il le sera avec ou sans nous, à chacun de nous donc de se faire à l’idée, que son apport est indispensable et non secondaire, que ce demain ne sera que par son fait premier, ce que nous avons exigé à chacun de nos lions, afin que l’équipe gagne, ce qui signifie tout simplement que ce Cameroun que nous voulons attend obligatoirement de chacun d’entre nous, pour être différent et prospère.

Une lapalissade non !

Ezéchiel NGOUCHEME

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