LA MARE AUX CROCODILES

Oui ! Tout le monde se demande ce qui va se passer après la fièvre électorale. Toutes les agitations, toutes les élucubrations, toutes les masturbations intellectuelles des uns et des autres ne cessent de m’amuser car on ne le sait que trop bien ; pour battre un adversaire aux élections, il faut avoir un impressionnant capital de crédibilité auprès du public. Pour cela, il faut aller fouiller, farfouiller et même trifouiller pour intéresser ceux qui ne vous connaissent ni par votre gueule, encore moins par votre nom ou même votre factance aussi lyrique soit elle dans cette mare où pataugent crocodiles, rhinocéros, hippopotames, chauves-souris et autre grosses ou petites pointures arides de subsides alloués ceux retenus du conseil constitutionnel, il existe ceux qui savent pertinemment n’avoir aucune chance d’atteindre ne fut-ce que 2% des suffrages, mais qui ont tout fait pour engranger dans leur escarcelle cette modique somme 30 briques distillées en deux tranches, étant entendu que la 2ème est libérée au prorata du score électoral obtenu.   

Bon ! Et après ?

Après ? Rien ! Car, quand bien même se réaliserait l’alternance tant souhaitée par les uns et les autres qui n’arrivent même pas à s’entendre pour un candidat unique, il est illusoire de penser qu’on pourrait changer les choses d’un coup de baquette magique ! Apaisé les agitateurs du quartier anglophone qui estiment à tort que les ainés étaient des idiots en acceptant de s’allier à un Cameroun occidental plutôt rassurant depuis 1962, bouter hors des frontières ces fous d’Allah venus d’un pays voisin et qui pense que notre sol est un terreau propice aux semences de l’islamisme et enfin en moins de cinq ans faire du Cameroun un pays émergent.

TARATATA !

Ces exploits imaginaires concoctés par certains qui se croient convainquent ne sont que miroir aux alouettes. Il ne faut pas mentir aux Camerounais, la réalité du Cameroun demande quelqu’un non seulement d’expérimenté, mais aussi connu qui aura fait ses preuves. Il ne suffit pas de bien parler, de savoir tourner les phrases pour convaincre et ébranler les Camerounais, un peuple pas du tout bête ni suiviste. On peut être intelligent à tout âge. Et le grand âge n’exclut pas l’intelligence ; ceux qui traitent les vieux de sénile parce qu’ils sont fringants et jeunes n’ont que leur arrogance à nous étaler, et n’ont même pas le talent de savoir ce vendre ; encore moins l’expérience requise pour gérer une grosse machine comme le pays d’ETO’O Fils. Les jeunes que pourtant j’aime beaucoup, car moi-même je l’ai été et le suis toujours dans ma tête, pèchent toujours sur trop de naïveté et d’insolence, avec toujours au fond du cœur cette idée fixe de vouloir les vieux à la retraite et dans les mouroirs pour soit disant mieux gérer.

Les multiples débats télévisés ou radiodiffusés sur la politique en générale et les élections présidentielles en particulier, m’ont donnés l’impression que dans chaque panchiste campait un tigre, un lion, une panthère près à déchiqueter l’autre avec le cynisme le plus radicale, le sang à l’œil comme on dit chez nous.

Bien sûr il y a cet enthousiasme qui pousse à la roue, mais hélas qui aveugle et annihile les réalités. Le Cameroun je vous le dit, et vous le savez est un pays difficile à gérer. Il vaudrait mieux laisser ceux qui peuvent et non ceux qui veulent le gérer. Ne faisons pas le ‘’donquichottisme’’, ne nous trompons pas de combat ! Recherchons la paix et ne tombons pas dans le piège de ceux qui veulent nous tromper afin que comme la Lybie aujourd’hui, nous nous retrouvons dans une merde profonde où il n’y aurait que pleures et grincements de dents.

A BON ENTENDEUR SALUT.

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