La politique camerounaise a absolument à apprendre de la politique.

Lorsqu’aux États-Unis Hilary Clinton s’oppose à Donald Trump, nous ne parlons pas des meilleures possibilités pour les américains, la preuve, la première est crainte pour n’avoir pas bien servi sous Obama et le second traîne un penchant criard de xénophobe, sauf que les américains avaient le devoir de choisir et la suite, nous la connaissons.

En France, Macron ne gagne pas parce qu’il est le meilleur, sinon parce que les autres n’ont pas laissé un choix meilleur aux français.

En Côte d’Ivoire Ouattara a presque été imposé, sans être apparemment le plus populaire, sauf que, comme dans les deux cas précédents, le peuple s’est dit, qu’il a pour devoir d’être le véritable contrepoids, et la suite lui donne raison, car il a obligé ce président à agir différemment et aujourd’hui il annonce ne pas se représenter et seuls les ivoiriens en premier, ont compris la nécessité de ne plus s’opposer entre eux, même pour imposer Gbagbo.

Sauf qu’au Cameroun, nous nous évertuons à ne pas choisir, alors que rien n’empêche à Paul Biya, seule sa volonté propre, à ne pas être candidat à sa succession.

On nous parle ici de tous les mauvais ministres et de leurs calamiteuses gestions, oubliant que nous avons tous apprécié les mesures rénovatrices, disciplinaires et anticorruption d’un certain Mbarga Nguele à la Sûreté nationale, avec pour pesanteurs le même peuple camerounais, par son corps de police, principalement.

Comme quoi, il n’y a pas que du mauvais, dans ce système Biya, sinon cette même pesanteur, que nous refusons à chaque fois depuis 36 ans à tenir en compte, le peuple camerounais dans son ensemble, celui-là qui sensé jouer son rôle de faiseur et tombeur du politique, s’est réfugié dans une irresponsabilité incompréhensible, celle de n’être rien dans la construction pourtant de son devenir et non celui du politicien en général.

S’il s’avère donc que Paul Biya ne peut pas partir de lui-même, ou par le biais de son opposition politique, pourquoi n’est-il pas possible de le déloger de l’intérieur ?

Ateba Yene, paix à son âme, et regretté par nous aujourd’hui, le signalait déjà et le faisait pas mal, sauf qu’il était encore combattu par nous.

Réveillons-nous donc et apprenons une chose essentielle en politique, à savoir que le politique quel qu’il soit luttera d’abord pour son pouvoir et non contre la politique, seul le peuple lutte contre le politicien et pas l’inverse, et sa responsabilité est obligatoire et autant relevée, en actif ou en passif, c’est ça la clé en démocratie anyway et sous tous les cieux.

Ezechiel NGOUCHEME

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