LA VIE N’EST PAS UNE FAVEUR EXOGÈNE

Si la société est le fait des hommes, le suffrage, la volonté populaire, quelqu’un de raisonné peut-il m’expliquer, comment on fait pour devenir essentiellement victime, pourtant, de ses propres turpitudes ?

2020 aura été une année qui une fois de plus, et non parce que exceptionnelle par son hécatombe sanitaire, économique et sociale, exigeait de l’homme, qu’il soit homme, que ce soit à travers cette fameuse COVID-19 mondiale, ou par cette nécessité de rupture du fatalisme camerounais face à son destin, qui n’a toujours dépendu que de lui et non d’un quelconque chef d’état, d’un mauvais code électoral, d’une corruption ou d’un Occident de qui il attend encore la sanctification nécessaire ? Sinon par l’absence de l’homme lui-même.

Ma question donc, à quoi nous servent, à chaque fois, toutes ces belles résolutions souhaitées ou prises en fin d’année, si le but est toujours d’attendre de l’autre, que notre faim et soif soient comblées, que la COVID19 soit éradiquée, que l’économie soit florissante et la vie sociale sans contrainte, que Paul BIYA refuse d’être là où tout le monde veut être et non veut voir une autre personne être, quitte à vouloir tout faire, sauf ce qu’il faut faire, voter juste et défendre son vote ?

Pour la COVID19, nous attendons uniquement du gouvernement la solution et voyons d’un mauvais œil le confinement, le vaccin, comme au Cameroun, tu veux la fin de la guerre au NOSO et refuses toi-même de déposer les armes en premier.

Il est pourtant su de tous, ou plus exactement de ceux qui aident ce “tous” à s’assimiler, les leaders, que seul en chacun de nous se trouve, en priorité, la décision d’être ou pas, pourquoi donc nous parler à chaque fois de “nous”, du peuple, quand on est incapable d’aider le seul élément en lui qui fait sa force et obligatoirement celle de l’union, à savoir moi, toi, à devenir fort ?

Savons-nous déjà que pour la COVID19, le chinois a accepté le confinement total et a même joué le policier contre lui-même et les siens, pour avoir aujourd’hui un pays sain, économiquement florissant, ou que la prorogation des mandats présidentiels en Afrique n’est plus une exception, sinon la mode, pourquoi, quand ça vient de cet Occident lui-même et non du mauvais code électoral ?

Ne trouvons-nous pas absurde, que pour être un homme, on nous exige d’être nous-mêmes et pour devenir un homme, on nous oblige à faire comme les autres ?

Toi donc que je prie, en cette aube d’une année nouvelle, d’accepter mes vœux les meilleurs, de santé, de bonheur, de prospérité, mais surtout de raison, afin que 2023 soit différent et surtout nous aide à commencer à mieux comprendre ce monde que nous souhaitons toujours voir changer, mais qui en réalité ne le sera jamais, tant que le meilleur élément pour, toi et moi pris individuellement, n’aura pas compris que c’est en lui et en lui, prioritairement que commence ce changement.

Changeons donc pour le meilleur ou alors, attendons de l’autre pour essentiellement notre malheur, ainsi est la loi de la nature dont ce monde est l’arène.

Ezéchiel NGOUCHEME

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