LE LEADER, QU’EN PENSEZ-VOUS?

J’ai toujours pensé qu’un vrai leader, est celui qui prône la vertu, la justice, l’éthique d’ensemble et non celui qui lutte pour imposer uniquement la sienne.

  Répondre à l’insensé selon sa folie est de plus en plus le modèle de combat qu’impose l’hégémonie impérialiste en général et l’instinct de domination humaine en particulier, or il y a une grande différence entre enseigner le bon exemple favorable et opposable à tous et imposer sa seule vérité.

   Personne n’est insensible ou immunisé contre les injures ou toutes diffamations que ce soient, toutefois si nous voulons être au-dessus des autres, nous devons avoir cette capacité de transcendance qui fait le leader, ce regard d’ensemble qui n’est pas synonyme d’exclusion, sinon enseigner qu’il y a une autre manière plus efficiente d’empêcher le mal de prendre l’ascendance sur la convivialité et la force de la pensée contraire.

   Il y aura toujours une différence entre dénoncer une mauvaise manière d’être ou de gestion, le faire en fonction des mêmes normes exigibles à tous, ou l’exiger uniquement des autres, tout en omettant de faire, en premier, sa propre autocritique.

   Dans nos forums et nos partis politiques, cette tendance au forceps, quitte à nous déshabiller pour mettre l’autre à nu, fait croire aujourd’hui à certains, que le meilleur leadership est synonyme de cacophonie, la plus assourdissante ou dégradante possible, comme pour dire, plus je tire par le bas tous mes ennemis, plus je m’élève.

   Nous oublions pourtant, que même dans les saintes écritures, combattre le mal par le mal est antérieur à l’unité dans la paix du pardon, la tolérance, l’humilité et le partage, véritables fondations de cet AMOUR, qui est humanisme, qui prône le renouveau incessant, qui est progrès et épanouissement de tous.

   Aucune douleur véritable n’est facilement cicatrisable, pire encore quand elle est l’œuvre d’autrui, sauf que nous transcendons avec suffisamment de légèreté et d’orgueil nos propres turpitudes, parfois pires que ce que nous reprochons aux autres.

   Quelle est donc notre véritable unité de mesure à la fin, le mal dans sa globalité ou uniquement son origine localisée chez l’autre?

  S’accrocher une fois de plus et toujours sur des arguments égoïstes, pour prôner le changement, moins de soi, mais essentiellement des autres, est-ce une bonne vision d’excellence ou d’épanouissement solidaires ou de leadership?

    Le monde peut-il vraiment devenir différent et meilleur, dans une transposition à chaque fois ailleurs, du foyer du mal, en lieu et place d’une réelle volonté de l’éradiquer définitivement ou d’en amorcer honnêtement sa mise à l’écart de notre environnement de vie à tous?

 

Ezéchiel NGOUCHEME

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