Les décès s’enchaînent…

Et nous pouvons ajouter que les réseaux sociaux œuvrent pour le partage à l’infini de ces tristes nouvelles.

Au Cameroun, nous avions auparavant, l’émission “Avis et décès” du poste national de la CRTV.

Les temps ont bien changé.

Désormais, grâce à Internet, les morts ont un visage, quelquefois une histoire. Il nous arrive de compatir, voire de pleurer avec des familles inconnues. Nous souffrons, un moment avec des gens qui ne nous sont pas toujours proches.

 

MALHEUREUSEMENT, très souvent, nous portons des jugements de valeurs blasphématoires sur le défunt dont nous ne connaissons la vie ni d’Adam ni d’Ève. Sans pudeur, ni retenue, nous partageons des informations croustillantes, impossibles à vérifier. De plus, il y a désormais un voyeurisme jouissif à partager des photos indécentes sur le disparu, telle la charogne se délectant sur une proie. Que dire des scoops bidouillés par des âmes tordues et malveillantes. C’est comme si le défunt avait emporté avec lui, toutes les pelles et les clés du séjour des morts ! C’est cela le “journalisme pacotille” du 21ème siècle.

Isabelle Essono
Journaliste Indépendante

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