NE METTONS PAS LA CHARRUE AVANT LES BŒUFS!

L’environnement camerounais est délabré matériellement, mentalement et spirituellement.

La prière du camerounais est plus un vœu de miracle qu’une conviction en cette foi qui accompagne les guerriers ou les vainqueurs.

Nous aurons beau philosopher sur la pérennité du R.D.P.C et son leader au pouvoir, de la lâcheté et du mercantilisme de l’opposition sans oublier l’opportunisme de la société civile ou l’interférence inévitable de l’occident.

Une chose est sûre, tant qu’un peuple n’est pas préparé au combat, il est comme un chien domestique qu’on amène à la chasse.

Ce peuple ne comprend pas pourquoi demain sera meilleur s’il n’a vécu que dans un environnement d’abus, de mensonge, de corruption, d’injustice et de primauté ethnique. En effet cet état de chose chez nous a transgressé le pouvoir public, le privé pour s’installer dans le noyau familial où le plus nanti viole la tradition, corrompt, divise, intimide et occupe toutes les fonctions.

Imaginez donc un tel peuple qui n’a vécu que sous couvert; après la chefferie tribale, la domination coloniale et le néocolonialisme de ses pairs et à qui subitement on veut faire croire que la démocratie, à elle seule, est son remède miracle.

Que c’est grâce à ce sésame qu’aux États-Unis tout le monde mange à sa faim, qu’en France tout le monde a un emploi, qu’au Burkina Faso le peuple a déchu un président qui voulait rafistoler, comme le fit Paul Biya, la constitution, etc…

 Un tel peuple croit-il encore aux faits des hommes, à la simple parole, surtout celle de ceux qui formés à l’occidentale sont entrain de ruiner son présent et mettent son futur dans un tunnel dont l’orée est fonction de sa docilité ou de sa compromission d’éternel assisté?

Je ne suis pas sûr qu’avec nos simples théories sur l’importante nécessité de la démocratie sur le rayonnement social, nous arriverons à convaincre ces moutons de panurge, qui n’ont appris qu’à dire oui, même quand ils ont osé se rebeller, ils ont généralement par la suite demandé pardon à leur bourreau et lui jurer éternelle allégeance.

Notre réussite à aligner tous ces camerounais à cette urgente nécessité de changement, passera forcément par une reconversion des mentalités, par des sujets plus accessibles auxquels ils sont confrontés quotidiennement comme, l’éducation, la santé, le travail, la justice, le civisme, sans oublier de développer en eux de l’auto-estime, facteur primordial de tout engagement combattant.

 Certains comme Basile NGONO l’ont compris et s’attellent à  nous sensibiliser sur le pourquoi de ce changement, qui signifie plutôt rendre meilleur notre vécu à tous et non savoir par définition que nous détenons un pouvoir que manipulent les autres.

 Il importe ici de faire comprendre à chacun de nous ce qui peut changer dans sa vie de tous les jours s’il le veut, s’il s’implique, car c’est dans cette liberté d’être ou de vouloir être que réside ce vrai pourvoir qu’il devra déléguer à celui qui représente le mieux ses aspirations, qu’il a appris à connaître et à comprendre.

Qu’il soit trompé par la suite, ça arrivera sûrement, au moins cette fois-ci il ne sera plus spectateur mais un acteur qui pourra alors défendre ce qu’il croit juste et équitable à tous: son BIEN-ÊTRE.

 

Ezéchiel NGOUCHEME

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