QUEL CHANGEMENT CAMEROUNAIS, EN RÉFÉRENCE A LA FÉCAFOOT, EXIGE à SAMUEL ETO’O FILS ?

Le changement est une synergie qui comporte obligatoirement ses imperfections, ce qui n’enlève rien à ce processus indispensable, louable et souhaité de meilleur lendemain de toute structure ou société, obligées à la remise en question et au renouveau.

Dès lors que celui qui est à sa manette est un homme forcément imparfait, vous conviendrez avec moi qu’il aura toujours un double challenge à relever, ses propres pesanteurs qui affrontent des obstacles nouveaux et cette adversité ambiante elle-même.

D’où vient-il donc que nous acceptons être Eto’o faillible et celui qui a des défis beaucoup plus importants, le soit moins.

La question ne sera donc jamais pour moi, si se trompe ou s’il est dans le meilleur combat qui est le sien aujourd’hui, et quand plus encore nous sommes autant conscients des enjeux multiformes qui entourent cette fonction de président de la fédération du football surtout au Cameroun.

Il n’est plus d’actualité en politico-social camerounais que l’autonomie des entités liées à l’état, qui fait partie d’une des formes de décentralisation du pouvoir à prioriser par ce dernier, est une de nos revendications pour sa bonne gouvernance, tout autant qu’il faille revoir de fond en comble dans cette association sportive, autant la qualité des hommes qui y étant, n’ont rien apporté de meilleur depuis qu’ils occupent des postes, quoique ayant gagné au TAS des requêtes, très souvent pour des intérêts personnels et non sportifs, contre cette FECAFOOT, que nous ne voulons plus voir pareille.

Qu’est-ce qui nous dérange donc quand Eto’o s’attaque même un peu maladroitement à toutes ces pesanteurs décriées par tous ?

Soit il ferait mieux, certes de ne pas se débiliter en attaquant plusieurs fronts à la fois, ce qui serait un conseil et non forcément une erreur, si nous tenons en compte que le 9 agit aussi en fonction de la volonté de l’ensemble d’une équipe et non pour son compte propre.

Soit il devrait tenir compte du leadership gouvernemental “prioritaire” qui est son financier (et non le seul malheureusement) et surtout que le football a une importance politique  pour son rayonnement, “plus que celui de l’association de sa raison d’être ?”.

Sur ce deuxième point, je préfère laisser chacun juger, si oui ou non, il devrait lui être reproché, non pas de s’opposer au “sacro-saint pouvoir étatique” à qui nous dénonçons tous l’extrême concentration du pouvoir, sinon de vouloir permettre à César, qu’il est dorénavant, de récupérer ce qui lui revient de droit?

Et enfin, comment comprendre que dans l’esprit qui est le nôtre aujourd’hui, d’arrêter de confondre comme par le passé, équilibre régional et déséquilibre des valeurs de la nation, certains continuent à parler renouveau en insistant sur la quantité égalitaire des ethnies et non sur la meilleure égalité de leurs compétences?

Je ne sais donc pas ce qui devrait être reproché au Président de la Fécafoot sur ce point.

Que chacun continue à faire de la nation, une société de mangeoire ethnique fifty-fifty (ce que nous ne voulons plus) ou alors que fonction rime avec compétence dans un pays où chacune des 10 régions devrait surtout avoir sa décentralisation et les moyens qui vont avec ?

Pour terminer, certains vont même jusqu’à reprocher à Samuel Eto’o, le manque de mérite académique de management, pour mériter être à la tête de cette association sportive, là où nous savons tous que le critère exigé est essentiellement le “suffrage électif”.

Ne vous frottez pas les yeux, car vous avez bien lu.

Voilà des gens qui ne jurent que par le mérite du suffrage universel, qui n’a nulle part pour exigence d’être élu, le niveau d’études, et si nous y ajoutons que nous avons connu de très bons Chefs d’état, de par le monde, autodidactes, des brillants et prospères Chefs d’entreprises, anyway, illétrés, comment peut-il venir à l’esprit des gens aussi illuminées, que le 9 ne mériterait pas cette place, par un manque de maîtrise de l’outil intellectuel managérial?

Sans vouloir verser dans tout jugement péremptoire, mon intention ici est donc essentiellement dialectique, sans oublier qu’il n’y a même pas 4 mois qu’il est à cette fonction et ceux-là jugent déjà son bilan.

Ezéchiel NGOUCHEME

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