SEUL le CAMEROUNAIS SERA son PROPRE LIBÉRATEUR, tout en AYANT ÉTÉ son BOURREAU.

L’éducation, familiale et sociale reçues, nous forme-t-elle à être de bonnes ou de grandes personnes, sachant que bon, on est grand et grand, on n’est pas obligatoirement bon ?

Ceci m’amène à cette autre difficile question existentielle, à savoir : vit- on pour aimer ou aime -t’ on pour vivre ?

N’oubliant pas que l’amour est indispensable pour vivre, et que c’est justement au nom de cet amour que nous détruisons et hypothéquons généralement cette vie.

Peut-on véritablement dire combattre un mal avec lequel, on se solidarise, mange, passe du bon temps et se couche ensemble la nuit venue en priant pour un lendemain différent ?

Pour qui et par qui au juste ?

À chaque fois que chacun de nous aura le courage de se poser de telles questions, il aura non seulement fait le plus difficile effort que mérite son engagement pour tout changement, mais se sera en plus donné toute la visibilité nécessaire pour être un vrai leader d’opinions, un bon votant et un patriote.

Donald Trump, par exemple ou tout autre chef d’état occidental, aime-t-il son pays ou l’humanité, tout comme le camerounais lambda aime-t-il plus son pays ou le regard des autres sur son vouloir bien être ?

Personne même s’il le clame haut et fort, ne sera jamais à votre place plus que vous-même, tout comme le rwandais a finalement compris que seul ensemble, ils feront du Rwanda un pays sans ethnies fortes ou sans tribus à part.

Il est donc temps que le camerounais apprenne à s’assumer, avec ou sans Paul Biya, car ce n’est pas uniquement l’obscurité qui fait la nuit, sinon notre seule décision d’ensemble à lui donner une préférence de cessation d’activités et de repos, pendant qu’à ce même moment certaines activités et personnes sont en éveil pour maintenir 24h/24 notre bien-être et le salut de cette humanité qui n’a de repères que les acquis positifs et non le temps où sa durée.

Tout comme le corps humain, notre pays vit sa crise de croissance, que nul n’aurait souhaité voir de cette manière, même comme, comme il se dit, de la même manière que tu fais ton lit, dépend ton sommeil.

Il est donc temps que nous nous réveillons de ce long sommeil d’accusation, quoique réconfortant plus pour notre confort égoïste, que pour cette légitime circonscription d’un mal que nous reconnaissons nous-mêmes pourtant incapables d’y remédier depuis plus d’une trentaine d’années, honnêtement est-ce toujours de la faute de l’accusé, ou juste le fait que, comme ces lâches qui ne cesseront de peupler l’histoire des hommes, nous attendons que la solution vienne du bourreau lui-même, ou de cet extérieur pas forcément meilleur, en continuation, que notre mal déjà connu?

Ezéchiel NGOUCHEME 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *