TOURISME : BANA « PETIT PARIS »…

Bana est une commune du Cameroun située dans la région de l’Ouest et le département du Haut-Nkam, sur la route allant de Bafang à Bangangté.

La commune de Bana est souvent appelée « Petit Paris », car on y trouve de nombreux châteaux et villas.

Le maire est, en 2017, l’homme d’affaires Jean Baptiste Sanga qui a été élu en Janvier 2020 apres avoir pris la relève de Joseph Kadji Defosso.

À Bana, le marché s’effectue une fois par semaine traditionnelle et on appelle cela « le jour du marché ». La semaine traditionnelle a 8 jours (Ntu’Kwa, Ntu’ntaa, Lie’nkwe’, Nkaatee, Nzengoo, Ncomntee, Nzingu, Nziso), donc le jour du marché se décale chaque semaine d’un jour par rapport au calendrier grégorien.

Bana est un royaume coutumier. La tradition le donne comme fondé en 1379 par l’action de trois chasseurs venus de Mendou (l’actuel Bamedjou). C’était un trio composé de Nza Pwndji, Nza Tiayah et Nza Tchokogwé. Plus tard, Nza Pwandji deviendra Fon Tckoko et donnera en mariage sa fille Menkwé[2] à son ami Nza Tchokogwe. De cette union naîtront trois enfants : Halieu, Nsialieu et Nahgah. En 1424, Halieu fonde le royaume Bana.

Le 10 février 1910, les Allemands font de Bana une chefferie supérieure de premier degré. De 1916 à 1920, Bana fut le chef-lieu de la circonscription de l’Ouest sous l’administration française.

Aujourd’hui, Bana est dirigé par le Fon Sikam Happi V, successeur en 2003 du fon Konchipe Happi IV.

Dans un ouvrage de Stéphane de Mégahshi, intitulé Bana et publié aux éditions Grassfields en juillet 2014, l’auteur note qu’au commencement, Bana s’appelait « Ndeu »(actuelle concession de la famille Zaaleu à Kap). C’est bien après, et à la faveur des croisades de Fon Halieu, que Ndeu est devenu « Nnée », c’est-à-dire « ceux qui poursuivent », « qui bousculent pour s’installer » ; c’est de Pah Nnée que vient le mot Bana.

La langue parlée dans le village est le Nufi, que les habitants appellent simplement le bana.

Bana signifie « chez (Ba) les Néé ». Le nom de Néé est donc le nom des habitants (bien qu’ils se désignent le plus souvent comme étant bana). Néé signifie insister, harceler, poursuivre, ce qui semble lié aux qualités du fondateur.

Situé en altitude, Bana bénéficie d’un climat frais avec une moyenne annuelle de 18°C. L’agriculture est essentiellement vivrière, à l’exception du café arabica (cultivé en particulier dans les quartiers Koza et So).

Les rivières traversant le territoire de la commune sont :

Schi madeu (près de la chefferie)Schi Tie´koSchi LumaSchi hua dohSchi Sabe entre Bana et BatchaMaga´SchiPa´schi (traduire : la rivière rouge)Schi galeSchi apa ntooSchi ko Tcheu´

Dak (ndak) signifie « bas ». Les terres basses sont traditionnellement réservées à l’élite. La chefferie se situe dans le quartier No. Ndumsignifie « au-dessus » ou en « haut ».

Les premières chefferies, fondées au xve siècle dans cette partie du pays bamiléké, le furent sur les hauteurs du plateau de Badoumla, déjà occupées au Néolithique, ainsi qu’en témoignent les résultats de la mission archéologique de F. Paris, en 1974, avec la découverte d’un outillage lithique.

On y trouve un lycée d’enseignement général et un lycée technique.

Le terrain, aux origines volcaniques, est de soubassement basaltique (25 %), granitique (45 %) et de gneiss (18 %). Le sol est fertile. Le paysage de bocage résulte d’une longue interaction entre l’homme et le terrain.

Outre Bana proprement dit, la commune comprend les villages suivants :

  • Bakassa
  • Bandoumkassa
  • Batcha
  • Foumbe
  • Pūmboô
  • Tentcheu
  • Badoumla

Ils font partie de cinq groupements : Bana, Badoumkassa, Bakassa, Badoumla et Batcha

#JeSuisBamiléké

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