POUR UNE GESTION EFFICIENTE DES DECHETS DANS NOS VILLES

Les capitales politique et économique camerounaises que sont Yaoundé et Douala, sont confrontées à une redoutable croisade. Il s’agit du management efficace et efficient des déchets ménagers solides.

Ces villes possèdent des démographies galopantes et des urbanisations anarchiques, corrélées à un accès très difficiles dans certains quartiers à causes des voiries inadaptées pour des camions des entreprises en charges de la gestion des déchets. Aussi les populations des arrondissements périphériques à celles de Yaoundé 1er par exemple, ont tendance à faire migrer leurs déchets vers la capitale politique. Face à cette prolifération de l’insalubrité

Liée aux déchets ménagers solides, ces capitales doivent améliorer leurs systèmes de managements des déchets et surtout les considérer comme une  « une mine d’or ».          

Une exploitation efficace des déchets ménagers solides est capable d’améliorer la croissance économique de notre pays d’une part et surtout d’induire le développement durable.

POUR UNE ECONOMIE CIRCULAIRE

 L’économie circulaire est une bouée de sauvetage que Yaoundé et Douala doivent opérationnaliser, car elle pourra non seulement résorber la pollution, contribuer à la lutte contre la prolifération de certaines maladies telles que le paludisme, le choléra, mais surtout créer les emplois, voir lutter indirectement contre l’insécurité.

 L’économie circulaire s’oppose au modèle classique qui est l’économie linéaire (extraire-produire-consommer-jeter).Elle prône une meilleure utilisation des ressources et une réduction des impacts environnementaux.

Circulaire car le produit réfléchi tout au long de son cycle de vie, de sa conception (plus respectueuse de l’environnement), sa consommation (préférer l’usage à la possession) et son recyclage (ré injection dans la chaine de production).Cette économie peut devenir la mise en œuvre du principe de développement durable dans la stratégie de développement des territoires. Pour implémenter l’économie circulaire et lutter contre les décharges à ciels ouverts, les acteurs doivent travailler en synergie et y faire face ensemble.

A cet effet :    

Les institutions doivent renforcer le cadre réglementaire, pour imposer le tri à la source, sanctionner l’incivisme, améliorer et créer les infrastructures de pré collecte .Il faudrait que d’ici l’horizon 2035 le Cameroun n’importe plus d’engrais.

 Les communes doivent aménager des sites de stockage des déchets, préalablement triés, mettre à la disposition des sacs plastiques de coloration différentes, aménager des points d’apports volontaires pour les déchets plastiques par exemple.

 Les populations doivent effectuer le tri à la base, faire preuve de civisme, s’organiser en comité pour autofinancer la pré collecte des déchets ménagers solides

 

André Stéphane MABEN BITSCHONG

PLEG SVTEEHB

 Maitre en Biologie Végétale

 EXPERT EN ECONOMIE ET MANAGEMENT DE L’ENVIRONNEMENT

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